Le Machu piccu, emblême incas et terre d’ascension pour moi

le machu picchu

le machu picchu

Veni Vidi Vici ! Me voilà enfin arrivé au Machu Picchu, lieu sacré, autorisé à quelques savants Incas il y a de ca quelques années, et voici que je foule ce lieu à mon tour.
D’après une vieille légende, l’accès au site était protégé par les meilleurs guerriers Incas pour qu’il ne soit connu de personne, même avant le temps des conquêtes. Mais pour ça je vous conseille le fabuleux live ‘Viracocha’ de Alberto Vasquez Figueroa

Mais avant ça il faut commencer par le commencement…

Il est 6h00 du matin à mon arrivée à Cusco et je pars prendre un café bien mérité sur la plaza de armas. La fatigue et la caféine mélangé au lever du soleil sur une ville mythique ou le brouillard se dissipe est un étrange mélange de beauté.

lever de soleil sur le salar d'uyuni

lever de soleil sur le salar d’uyuni

Après avoir visité les déserts boliviens et les mines d’argent de Potosi (Bolivie), J’étais tombé malade et malgré avoir atteint la ville de Sucre, j’ai du y rester plusieurs jours pour me reposer. Quelques rencontres avec des couchsurfers, des nuits passées avec des hippies argentins/espagnols et me voici en direction de Coshabamba où j’ai voulu découvrir les parcs. Gros problème à mon arrivé… C’était à l’époque des grèves générales en Bolivie et toutes les routes étaient bloquées. Que faire ? Parcourir 80 kms à pied ? Attendre la fin des grèves ? Non je perdrai trop de temps. Changement de plan et direction La Paz. Mais bon ça ne change rien au problème car les compagnies de bus étaient toutes bloquées et ne pouvaient pas circuler. J’ai finalement pu sortir de la ville grâce à un bolivien qui devait s’y rendre.

La Paz me voici.  (cf article ‘l’ascension du Huayna Potosi’) Après avoir passé une grosse dizaine de jours aux alentours de la Paz en ayant survécu à la route de la mort en vélo, je pars direction Copacabana pour découvrir le fameux lac Titicaca et l’Isla del Sol où je vais faire du camping sauvage en bordure de falaise 🙂 avant de rejoindre Cusco (Où je devais aller voir quelques guides pour le compte de l’entreprise dans laquelle je travaillais)

Camping sauvage sur l'isla del sol

Après avoir bu ce café à Cusco, je pars pour une petit visite de la ville avant de rencontrer le guide que je devais voir pour le boulot. Celui ci me propose un trek jusqu’au Machu Picchu en 5 jours histoire de voir son professionnalisme dans le but de travailler ensemble.

J’accepte volontiers et je le retrouve le lendemain matin après avoir passé la nuit à Cusco et avoir été sollicité maintes fois par des prostituées dans les rues de la ville.

Une petite navette que nous prenons 2 heures et hop nous voila au départ du trek.
Aucun des touristes ne sait parler espagnol et je reste donc la majorité du temps avec le guide pour en apprendre plus sur les croyances et mythes de la région. Trek sans difficulté pour moi, étant habitué à les faire à un rythme beaucoup plus intense et avec plus de dénivelés. Le paysage reste néanmoins magnifique et je me délecte de la cueillette de fruits que je peux faire le long du chemin.

5 jours plus tard me voici à Aguas Calientes et j’abandonne mon groupe de touriste du dimanche pour partir de bonne heure (4H30) sur les escaliers qui mèneront au pied du Machu Piccu.
Depuis qu’il y a des restrictions pour le Huayna Picchu, extension du Machu Piccu sur une falaise, il faut faire parti des 200 premiers arrivants pour choisir son heure de visite. C’est donc cette course qui va déterminer l’accès à ce site que je ne raterai pour rien au monde.
À 4h30 le départ est lancé et c’est au bout de 45 minutes de kilomètre vertical (escaliers en pierre) que j’arrive 4ème devant l’entrée du site (À savoir qu’environ 350 personnes s’étaient élancés dans cette course). Ma bonne condition physique m’avais permis de dépasser tout le monde sauf 3 israéliens tout juste sorti du service militaire et qui voyageaient autour du monde depuis (une véritable culture ce tour du monde post-service militaire).

Et voilà, la cité des incas, l’une des sept merveilles du monde, le Saint Graal est sur le point de se révéler à moi.
Je me fais tamponner l’autorisation pour le Huayna Picchu et voilà que je pénètre dans ce site magique. Le brouillard fait de cette cité une oeuvre encore plus mystique et je suis le 4 ème de la journée à la fouler.
Je pense au fait que 2 000 personnes par jour marchent là où je suis en train de marcher. Je pense à tous les touristes qui n’avaient pas pu y accéder car Cusqueña, la marque de bière locale avait tourné un sport télévisé interdisant l’accès aux touristes quelques mois auparavant.

Je projette des images d’autochtones cultivant les terrasses à l’image de la découverte de Hiram Birgham. En fait le Machu Picchu fut découvert plusieurs fois à partir du milieu du 19ème siècle mais jamais de façon officielle,  c’est un historien américain – Hiram Bigham – qui eut la bonne idée de prévenir la National Geography Society en 1911 et remporta ainsi la palme. Lorsqu’il arriva sur le site, un couple de paysans y habitait depuis plusieurs années et cultivait les terrasses travaillées autrefois par les Incas !

Le brouillard se lève, le Machu Picchu se révèle entièrement à moi et je suis toutes sortes de guides pour profiter des anecdotes. Par ci par là on me demande si je fais partie du groupe et à chaque fois on me chasse. En général ils mettent 10 à 15 minutes avant de me remarquer et ça me laisse le temps d’épancher ma curiosité.

J’ai également pu escalader le Huayna Picchu d’où l’on a une vue complètement différente sur la vallée du rio fleuve et les alentours. Le chemin est extrêmement escarpé avec un dénivelé monstre et je me demande comment ils ont bien pu construire ces ruines et combien de personnes sont tombés dans le vide lors de la construction.

Merveilleuse expérience qui ne pourra pas être gâchée par les 24 heures de bus direction Lima (et oui il faut retourner au travail)

Juanito.

vue du Huayna Picchu sur le Machu Picchu et la fin du chemin emprunté lors de la course du matin

et on marche sur les chemins ferrés

et on marche sur les chemins ferrés

vue sur Coshabamba - lieu de tournage du film 'También la lluvia'

vue sur Coshabamba – lieu de tournage du film ‘También la lluvia’

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